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lundi, juillet 4, 2022

Découvrons Marx Stanley Leveillé, un passionné du métier de journaliste

Découvrons Marx Stanley Leveillé, un passionné du métier de journaliste



On entend grand nombre de fois des jeunes qui se plaignent des difficultés d’intégration dans la sphère professionnelle tandis que d’autres se donnent corps et âme afin de défier la chronique. Marx Stanley Léveillé est un natif de Port-de-Paix qui s’engage pour une pratique méticuleuse et avantageuse du journalisme.

Le journaliste a grandi dans sa ville natale avec ses deux parents et ses deux sœurs. “J’y ai laissé pour me rendre à Port-au-Prince, après mes études secondaires au Lycée Tertulien Guilbaud en 2014 ”, nous raconte l’homme dans sa vingtaine. Avec un esprit éveillé, Léveillé nous a parlé fièrement de ses parents.
“ Ma mère Claudette Louidor est vendeuse et couturière, mais prête à toute sorte d’activités légales pour prendre soin de ses enfants; tout comme mon père Lainé Léveillé qui est un véritable touche-à-tout. Il bosse comme agent de sécurité dans une institution publique à Port-de-Paix où vit encore tout le reste de ma famille. ” Nous a-t-il confiés.

Marx Stanley Léveillé

Le journalisme et ses travaux

Le journalisme n’était pas toujours ce que rêve Marx Stanley Léveillé. “ Comme beaucoup de jeunes de ma génération, je rêvais d’être médecin lorsque j’étais adolescent. Par contre, je rêvais de parler à la radio, sans avoir l’idée d’étudier le journalisme ou encore la communication ”, nous avoue l’homme dévoué.

Pourtant, à partir de 2014, il a commencé à manifester de grands intérêts pour les actualités politiques, de là, l’idée d’étudier le journalisme lui est venu puis et allait être concrétisée en juillet 2017. Occasionnellement, la FASCH, l’université où il a fréquenté, était dysfonctionnelle et il ne voulait pas rester oisif.

Du coup, il s’est rentré à l’ISNAC où il a étudié le journalisme entre 2017 et 2019. Le métier l’a bien reçu, il a été lauréat de sa promotion. À rappeler qu’ il a également étudié le travail social à la faculté des sciences humaines de l’UEH. (L’étude encore non-achevée).

Et, en juillet de la même année de sa graduation, Marx a été admis à un stage à la RSF (Radio Sans Fin) où 3 mois plus tard, il a été retenu comme employé de cette institution et il travaille encore comme reporter et présentateur.

Si Marx qui est d’ailleurs très éveillé s’est gardé de parler des obstacles rencontrés et il fait face jusqu’à date, il nous a plutôt racontés l’étendue de ses expériences.
“ Je peux dire que je suis, en partie satisfait. Comme je l’ai toujours rêvé, à travers mes productions journalistiques, je mets ma plume, ma voix, mon caméra, au service des catégories sociales vulnérables de la société ”, scande le reporter adouci.

À travers ses reportages, le journaliste qui lutte pour se distinguer tente de mettre les projecteurs sur les problèmes sociaux qui rongent la société. “ Je me souviens par exemple de mon reportage réalisé sur la condition des enfants du centre d’accueil de Delmas 3 qui a provoqué tant de réaction sur la toile et dans les médias ; mon reportage sur la condition des déplacés du Bel-Air au parc Celtik à Solino; mon reportage sur le calvaire que représente la route reliant la section communale Petit Boucan à la commune de Gressier. ” a lancé le célibataire sur un ton rassurant.

Max Stanley Leveillé



Anecdotes

Ce métier nous inspire toute sorte d’idée et on se trouve fréquemment dans une éternelle réflexion. Marx nous a confié une expérience anecdotique.

“J’étais parti en reportage à Petit Boucan, une section communale de Gressier, je devais travailler sur une activité qu’organisait une organisation évoluant dans la zone. Je m’y rendais pour la première fois. Arrivée à Gressier, je devais me rendre à Petit Boucan à moto-taxi. Le chauffeur m’a prévenu que la route est étroite, rocailleuse, boueuse, bref: dangereuse. Réflexe de reporter, je demande au cameraman qui m’accompagnait d’allumer sa caméra, et on a filmé de la route nationale #2 à Petit Boucan; ce qui m’a permis de réalisé l’un de mes plus meilleurs reportages. ” a expliqué l’homme qui aime surfer sur le net.

Support à son compte


Côté professionnel, Marx Stanley Léveillé a bénéficié du support de l’un de ses modèles Luckson Saint-Vil qui, assez souvent, apprécie ses reportages et prend le temps de faire des commentaires, suggestions…même en étant en dehors du pays. “ C’est un aîné pour qui j’ai beaucoup d’estime ” nous souligne l’humble Léveillé.

Côté personnel, outre ses parents, il a bénéficié du support de son oncle Sanitais Louidor qui est un conseiller, un second père pour lui. “ Aussi, ma cousine Evanette Léveillé Dunord qui m’avait accueilli chez elle lorsque je rentrais pour la première fois dans la capitale en 2014 ” nous a livré le journaliste ayant comme loisir la musique.

Conseils Marx pour les jeunes du métier

Parfois, l’échec des nouvelles pépinières dans le métier est dû au manque de conseils ou d’encadrement de la part des aînés. Un mentor peut nous rendre plus fort. Pour Marx, personne ne peut donner ce qu’elle ne possède.

“Une façon de dire que pour former et informer (mission de la presse) il faut se former et s’informer soi-même. Alors, quiconque souhaite devenir un journaliste digne du nom doit consacrer du temps à sa formation. Heureusement, les nouvelles technologies de l’information et de la communication (NTIC) offre pleins d’opportunités en ce sens ”, pense-t-il ajoutant en plus que les jeunes journalistes qui peinent encore à s’en sortir, peuvent utiliser le canal de diffusion que sont les réseaux sociaux pour se faire voir.

Par le fonctionnement des médias ces derniers temps dans le pays, des jeunes journalistes pensent qu’ils ont misé sur le mauvais morceau. Pour sa part, Marx nous a répondu de telle : “ Pas du tout. J’ai beaucoup appris pendant ma courte expérience.
“Cueillir, traiter puis diffuser des informations au quotidien”, c’est un excercice qui aide à se faire une idée du fonctionnement de la société. ” a-t-il affirmé.

Toutefois, les dérives que commettent certains confrères et consœurs lui déçoivent. “ Sans vouloir me faire passer pour donneur de leçon, je peux dire que l’amateurisme, le manque d’éthique et d’honnêteté, la course aux scoops, le buzz, sont autant de maux qui gangrènent la presse haitienne ”, mentionne l’homme de la RSF.

Marx Stanley Léveillé est membre d’une association culturelle évoluant dans le Nord-Ouest. Actuellement, il a des projets de travaux journalistiques en souffrance à cause de la situation globale du pays. Au moment opportun, il vous les livrera. En guise de conclusion, il a ajouté ceci: “ Force à tous mes confrères et consœurs qui côtoient l’insécurité et la brutalité policière au quotidien dans l’exercice de leurs fonctions ”.

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